Le saviez-vous?
Il est possible de faire une visite virtuelle de cette église.
7 mai 2026

Joseph-David Déziel dit Labrèche, mieux connu sous le nom de Monseigneur Déziel était reconnu pour son énergie débordante et sa détermination. Ce personnage important se doit d’être considéré parmi les grands fondateurs de notre société. Zoom sur son apport au Lévis d’aujourd’hui.
C’est avec des moyens bien modestes que Monseigneur Déziel est parvenu à faire de Lévis l’un des fleurons du développement économique, social et institutionnel du Québec au 19e siècle. Encore aujourd’hui, son œuvre se poursuit et est toujours en croissance.
Pour bien comprendre l’importance du personnage, il faut rappeler que la côte de Lauzon vis-à-vis Québec, vers 1850, avait un visage fort différent de celui qu’on lui connaît aujourd’hui. Les rives étaient couvertes de chantiers de différentes natures et un grand nombre d’ouvriers vivaient dans des conditions bien misérables, entassés au pied de la falaise. Plus haut, sur le plateau surplombant cette fourmilière, s’étalaient les maisons cossues d’une élite bourgeoise, principalement d’origine écossaise et anglaise, vestiges de la ville d’Aubigny fondée par John Caldwell.
Avec l’accroissement de la population, la seule église Saint-Joseph de Lauzon ne convenait plus et il était vraiment temps de fonder une nouvelle paroisse. L’abbé Déziel, alors curé à Lauzon, fut désigné pour cette tâche. À partir de ce moment, une véritable révolution allait se produire.

Poussant comme un champignon au milieu d’une terre jusqu’alors majoritairement anglophone, une église se dressa haute et fière sur les hauteurs de la pointe Lévy en 1851. Dans le but d’affirmer la présence francophone, l’abbé Déziel choisit le nom de Notre-Dame de la Victoire, pour souligner le triomphe des armées françaises dirigées par le général Lévis face aux Britanniques le 28 avril 1760 sur les plaines d’Abraham. Cette église deviendra alors la pierre angulaire d’un vaste chantier.

Il est possible de faire une visite virtuelle de cette église.
À peine deux ans après la fondation de la paroisse, Mgr Déziel fonda le Collège de Lévis afin d’aider à la formation des futurs leaders de sa société. Les jeunes filles n’ont pas attendu longtemps leur tour puisque dès 1858, ce dernier fonda le couvent de Lévis, l’actuelle école Marcelle-Mallet. Notons que ces fondations ne se sont pas faites facilement puisque les finances étaient bien minces.

Toujours dans l’optique d’améliorer le sort de la classe ouvrière, il ajouta l’hospice Saint-Joseph de la Délivrance, un immense bâtiment dominant l’anse Tibbits, pour y accueillir les personnes âgées, les infirmes et les orphelins. La partie centrale de cet édifice fut ravagée par un incendie en 1964. Soulignons également que la paroisse de Saint-David est une autre création de Mgr Déziel.

Or, il est important de souligner que Mgr Déziel est également le père fondateur de la ville de Lévis. Travaillant avec ténacité à l’organisation municipale, la charte créant la nouvelle ville est sanctionnée le 18 mai 1861. D’ailleurs, Lévis est la première ville à avoir érigé un monument à son fondateur, bien avant Québec et Montréal.
La statue de Mgr Déziel, qui trône devant l’église Notre-Dame, fut la première statue de bronze coulée au Canada, fabriquée à la fonderie Carrier & Lainé qui était située près de la traverse. Cet homme de vision a marqué la voie au développement de bien d’autres institutions, telles que les caisses populaires Desjardins. La dépouille de cet énergique curé repose maintenant dans la crypte de l’église Notre-Dame.
Pour connaître d’autres faits qui ont marqué le passé de Lévis, consultez la page Histoire de Lévis.